Pour l'entourage

Pour l'entourage des parents endeuillés ...Un galet qui symbolise le deuil périnatal

Voici quelques suggestions aux membres de l'entourage pour aider les parents endeuillés.

Ce que vous pouvez faire :

  • Soyez disponible. Faites-leur la cuisine ou les courses, gardez les autres enfants.
  • Exprimez de la compassion et votre tristesse devant le décès.
  • Laissez les parents épancher leurs sentiments et leur peine s'ils trouvent bon de le faire.
  • Encouragez-les à se montrer patients et à ne pas trop exiger d'eux-mêmes.
  • Permettez-leur de parler de l'enfant décédé autant qu'ils le désirent et, pour votre part, rappelez ses côtés attachants.
  • Accordez une attention toute particulière aux frères et aux sœurs de l'enfant décédé aussi longtemps que cela sera nécessaire.
  • Déchargez les parents de leur sentiment de culpabilité. Réconfortez-les en leur assurant qu'ils ont fait tout leur possible. Soulignez tout ce que vous connaissez de vrai et de positif à propos des soins qu'ils ont apportés à l'enfant.

Ce qu'il faut bannir :

  • Ne cherchez pas à les éviter parce que vous vous sentez mal à l'aise en leur présence. Une simple étreinte bienveillante vaut mieux que l'absence.
  • A moins d'avoir vous-même perdu un enfant, ne dites pas que vous savez ce qu'ils ressentent.
  • Ne vous permettez pas de les juger ou de leur dire ce qu'ils devraient ressentir ou faire.
  • Ne tirez pas des conclusions ou des leçons de la disparition de l'enfant.
  • Perdus dans leur chagrin, les parents ne peuvent trouver aucun "bon côté" à leur situation.
  • Ne leur rappelez pas qu'il reste d'autres enfants ou qu'ils pourront en avoir d'autres dans l'avenir. Aucun enfant ne peut remplacer le disparu.
  • N'augmentez pas leur sentiment de culpabilité en cherchant les négligences dans les soins donnés à la maison ou à l'hôpital.
  • N'usez pas des platitudes religieuses ou philosophiques qui rendent Dieu ou le destin responsable.
  • N'évacuez pas, à la place des parents, tous les objets destinés à l'enfant décédé. Cette tâche leur revient.

Supplique à nos amis, à notre famille (Rita Moran)

Je vous en prie, ne me demandez pas, dites-moi simplement,
Je vous en prie, ne me demandez pas si j’ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.
Je vous en prie, ne me dites pas qu’elle est mieux là où elle est,
Elle n’est pas ici auprès de nous.
Je vous en prie, ne me dites pas qu’elle ne souffre plus,
Je n’ai toujours pas accepté qu’elle ait dû souffrir.
Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens,
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.
Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir.
Le deuil n’est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n’inflige pas plus que ce que l’homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant. Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.